À paraître en janvier 2019

L’objectif de ce numéro 235 est d’évoquer -sans prétention exhaustive-, les apports conséquents de plusieurs grands psychanalystes britanniques, pour l’ensemble du corpus clinique et théorique de la psychanalyse. Malgré une diffusion parfois sélective et plus tardive en France qu’en d’autres pays européens et d’Amérique du Sud-, ces apports nourrissent désormais la pratique, et témoignent de la richesse de leurs avancées et perspectives permettant une approche de plus en plus subtile de l’évolution intra et intersubjective de nos psychismes.

Manger, tout comme boire, fumer ou se droguer, mais aussi jeûner, peuvent apporter un apaisement momentané lorsque la souffrance psychique est trop intense. S’intéressant, une fois de plus en précurseur, à l’alcoolisme et à la boulimie, Ferenczi montre que l’addiction n’est pas la cause, mais la conséquence d’une souffrance, d’un traumatisme, et qu’en cela elle relève de la stratégie de survie. Avec une fonction tout à fait précise : « soigner » le sujet…