L’objectif de ce numéro 235 est d’évoquer -sans prétention exhaustive-, les apports conséquents de plusieurs grands psychanalystes britanniques, pour l’ensemble du corpus clinique et théorique de la psychanalyse. Malgré une diffusion parfois sélective et plus tardive en France qu’en d’autres pays européens et d’Amérique du Sud, ces apports nourrissent désormais la pratique, et témoignent de la richesse de leurs avancées et perspectives permettant une approche de plus en plus subtile de l’évolution intra et intersubjective de nos psychismes.

Les « retraits psychiques » sont des états dans lesquels les patients peuvent se réfugier pour fuir l’angoisse et la souffrance psychique. Lorsque cela se produit, les patients sont limités dans leur vie et ‘bloqués’ dans leur traitement. L’auteur, qui écrit en pensant aux praticiens, psychanalystes et psychothérapeutes, apporte de nouveaux développements à la pensée kleinienne, afin d’élargir la compréhension des problèmes posés par le traitement de patients gravement atteints. Il décrit la manière dont se construisent les retraits psychiques et, à l’aide d’un matériel clinique détaillé, essaye de montrer comment on peut traiter les patients qui cherchent ainsi à fuir la réalité