Faire corps avec la nature, est-ce une disposition ou une sensation ? En se fondant dans l’élément, le retour à la nature paraît s’accomplir : intensité, pureté et authenticité seraient les vertus de la nature. Qui peut pourtant nous absorber jusqu’à nous anéantir : présumant de nos forces vitales, notre corps vivant trouve des limites à son adaptation dans le tsunami, la faim ou la sécheresse. Mais dans la nature notre corps peut aussi éveiller en lui des ressources inédites et des émotions : en nous rendant plus vivants, la cosmose immerge notre corps dans le cosmos et éveille la vie capacitaire.

Henri Ellenberger, médecin, psychiatre, criminologue, est né en Afrique en 1905. Il a longtemps vécu en France et en Suisse puis il a passé quelques années aux États-Unis, à Topeka (Kansas), avant de s’établir au Canada, à la fin des années 1950. Il a enseigné à l’université McGill et à l’université de Montréal. Il est l’auteur de l’œuvre monumentale mondialement louée La découverte de l’inconscient (1970), résultat de vingt ans de travail, qui fait l’histoire des différentes interprétations de l’inconscient, depuis les temps les plus reculés jusqu’aux théories psychanalytiques du vingtième siècle. Chercheur irréprochable, il incarne le modèle du savant rigoureux, obstiné, intransigeant avec la vérité des faits. Grâce à ses enquêtes si minutieusement menées, il a ouvert nombre de chemins que les chercheurs ont non seulement empruntés mais encore prolongés pour pénétrer encore plus profondément dans la citadelle du savoir. Cette biographie le suit pas à pas sur trois continents, soucieuse de faire apparaître dans la lumière la plus juste et la plus nuancée la contribution du savant et la nature de l’homme.