Qu’ils traitent de Marc Aurèle ou de Plotin, du stoïcisme ou de la mystique, les ouvrages de Pierre Hadot, avec une érudition toujours limpide, montrent que, pour les Anciens, la philosophie n’est pas construction de système, mais choix de vie, expérience vécue visant à produire un « effet de formation », bref un exercice sur le chemin de la sagesse.

En suivant Pierre Hadot, nous comprenons comment lire et interpréter la sagesse antique, en quoi les philosophies des Anciens, et la pensée de Marc Aurèle en particulier, peuvent nous aider à mieux vivre. Et si « philosopher, c’est apprendre à mourir », il faut aussi apprendre à « vivre dans le moment présent, vivre comme si l’on voyait le monde pour la dernière fois, mais aussi pour la première fois ».

En plus de 600 entrées, de « abréaction » à « Stefan Zweig », cet ouvrage est le premier dictionnaire international traitant de la psychanalyse sous tous ses aspects et dans ses rapports avec les autres thérapies psychiques : personnages (théoriciens, praticiens, cas cliniques, intellectuels liés à son histoire), écoles et courants, maladies, techniques de cure, différences avec les autres thérapies, histoire par pays, etc. De nombreux renvois, une bibliographie à la fin de chaque article, une chronologie mondiale de l’histoire de la psychanalyse depuis 150 ans et un index en fin de volume complètent cet impressionnant corpus accessible à tous. Le texte a été entièrement revu et mis à jour : entrées supplémentaires, bibliographies actualisées…

«  Citons une dernière fois la formule de Montaigne, qui pourrait servir de titre à notre livre  : « C’est chose tendre que la vie, et aisée à troubler… » La philosophie, pour la plupart d’entre nous et quoi qu’ait pu prétendre Épicure, n’abolit pas ce trouble, toujours possible, mais rend cette tendresse-là un peu plus précieuse, un peu plus consciente, un peu plus réfléchie, un peu plus forte, un peu plus libre, un peu plus sage… Puis il y a le plaisir de penser (…). Penser sa vie, et vivre sa pensée, du moins essayer… C’est la philosophie même.  »

Stimulé par les questions de François L’Yvonnet, André Comte-Sponville revient sur son parcours personnel et professionnel, tout en abordant les grandes thématiques qui nous préoccupent tous – le bonheur, la politique, l’art, la morale…

Un ample tour d’horizon biographique et intellectuel. Où l’on saisit toute la complexité d’un penseur médiatique pour qui la lucidité est la première des vertus.  Claire Chartier, L’Express.