Ce premier volume des oeuvres complètes de Pierre FÉDIDA (1963-2005), contient les textes parus entre 1963 et 1975. Ces textes reflètent l’histoire de la psychologie et de la psychanalyse ainsi que la construction des objets de recherche. Commençant avec la méthodologie des tests en milieu hospitalier, les travaux vont vite être influencés par la linguistique et le structuralisme, puis par le vif intérêt porté par l’auteur au « terrain ». S’ensuivent les interrogations des apriori institutionnels dans l’esprit des années 70 afin de contribuer à un véritable fondement de la recherche clinique en psychopathologie. L’auteur est un psychanalyste engagé auprès des infirmières, de la formation à la clinique et à l’enseignement et il participa à l’introduction des techniques de relaxation dans la psychothérapie analytique. Dans ses textes il s’interroge sur le rôle de la consultation en psychologie clinique en comparant cette dernière à celle pratiquée en médecine et se demande comment enseigner la psychologie, assurer la formation des psychothérapeutes et adapter la méthodologie de la recherche au phénomène de la perception (phénomène subjectif mais passerelle entre la psychanalyse et la phénoménologie). Reprenant la question du genre, du féminin/masculin trouvé chez Wilhelm Fliess, la pensée de P. Fédida évolue vers des objets psychiques apparaissant dans l’analyse. Ainsi commencent les travaux sur le deuil, le fantasme, la mélancolie, la phénoménologie du geste et de la forme, thématiques qu’on rencontrera tout au cours de son oeuvre jusqu’à la fin de sa vie. Dans ce premier volume le lecteur assiste à la naissance de cette écriture complexe et sensible aux mouvements transférentiels et contre-transférentiels tout en s’insérant dans une réflexion psychopathologique. Le lecteur verra surgir le style d’écriture clinique si typique et propre à Pierre Fédida dès ces premiers écrits. Son élève, puis collègue, le Pr Abbas Makké (Université Libanaise, Beyrouth, Liban) a écrit la préface en témoignage de l’influence du Pr P. Fédida sur son propre parcours.

A la lumière de la psychologie contemporaine, Jean-Yves Leloup relit ici ce qu’écrivait à l’aube de notre ère le philosophe juif Philon d’Alexandrie au sujet d’une étonnante communauté spirituelle, celle des « thérapeutes ». Ceux-ci entendaient prendre soin de l’homme dans sa globalité – corps, âme, esprit -, et Jean-Yves Leloup réactualise ce grand projet en s’inspirant des recherches de Karlfried Graf Dürckheim, mais aussi d’autres écoles contemporaines d’investigation de l’inconscient (Freud, Jung, Reich, Lacan). Il nous invite à pratiquer « l’anamnèse essentielle », que l’on peut définir comme une remémoration, par les moments privilégiés ou « numineux » qui nous ont touchés, de l’Origine qui sans cesse nous fonde. Une telle expérience n’est pas ressassement du passé : elle est ouverture de l’intelligence du coeur et du corps, par un véritable travail de recentrage sur le Soi.
Ponctuant sa réflexion de nombreux exemples empruntés aux traditions orientales ou monothéistes, Jean-Yves Leloup cerne les éléments constitutifs d’une « mémoire de l’essentiel » capable de nous conduire sur la voie d’une guérison spirituelle.

« Pour la médecine orientale, la maladie témoigne d’un obstacle à la réalisation du Chemin de Vie. La conscience exprime ainsi par des troubles énergétiques générateurs de maladies, les entraves à son plein épanouissement. »

Michel Odoul nous propose, dans la continuité de Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi, ce Lexique, véritable dictionnaire de plus de 300 maladies et traumatismes. Près de 20 ans d’expérience, plusieurs milliers de stagiaires et plus de 8 000 consultations individuelles lui ont permis d’établir et de vérifier la nature des liens existant entre le corps et l’esprit. La maladie ou les accidents ne sont alors plus des fatalités. Chacun peut redevenir « l’acteur » de sa vie et s’approprier à nouveau le pouvoir de changer, s’il le veut, ce qui est à l’origine de sa souffrance.
Ce livre est destiné à tous ceux qui veulent en savoir plus. Son écriture simple le rend accessible à tous et en fait un ouvrage de référence pour ceux qui cherchent un sens à leurs souffrances. Par la qualité de ses informations il représente aussi un excellent outil de travail pour tous les praticiens de santé (acupuncteurs, praticiens Shiatsu, psychothérapeutes, ostéopathes, médecins, personnel soignant, etc.).

Manuel de survie quand vos défauts vous gâchent la vie. F*ck, c’est l’anti-guide de développement personnel. Pas d’introspection, pas de chimères. Des solutions éprouvées, ancrées dans la vraie vie. Déculpabilisant et jubilatoire !

  • Vous voulez comprendre l’origine de votre problème pour pouvoir enfin le résoudre (pourquoi vous tombez toujours amoureux(-se) de la mauvaise personne, pourquoi vous avez recommencé à boire…) ?
  • Marre de râler, vous rêvez de devenir plus positif ?
  • Vous avez le sentiment de tout foirer par manque de motivation ou d’organisation ?
  • Vous voulez en finir avec votre addiction ?
    … Bref vous avez une furieuse envie de vous améliorer ?

Dans ce livre brillamment sensible et drôle, un psychiatre diplômé de Harvard et sa fille, scénariste, vous disent comment réagir concrètement quand on est confronté à un mal-être, sans se bercer d’illusions, sans essayer de changer le monde.
Alors que la plupart des livres de développement personnel décortiquent vos émotions et vous font miroiter un futur doré, F*ck le développement personnel vous le dit tout net : ça ne marche pas.
F*ck le développement personnel ne promet aucun happy end mais donne des conseils concrets, basés sur 40 années de pratique. Le message : ne vous épuisez pas à changer ce qui ne peut l’être ; apprenez à faire de votre mieux avec ce que vous contrôlez vraiment.

« Pour la médecine orientale, la maladie témoigne d’un obstacle à la réalisation du Chemin de Vie. La conscience exprime ainsi par des troubles énergétiques générateurs de maladie les entraves à son plein épanouissement. Il paraît donc logique de comprendre les mécanismes psychoénergétiques qui sous-tendent la maladie afin de retrouver l’état de santé.

À ce titre, ce livre représente un parfait manuel pratique à l’usage de tous ceux qui cherchent les clés afin de décoder le langage du corps. À sa lecture, peut-être apprendrons-nous alors à ne plus voir la maladie comme le fait du hasard ou de la fatalité, mais comme un message de notre conscience, de notre être intérieur. Peut-être serons-nous capables de découvrir derrière telle souffrance une maladie ‘créatrice’, un moyen de progression dans notre évolution. »

Docteur Thierry Médynski

Notre corps parle. Encore faut-il savoir l’entendre.

Allergies, anorexie, boulimie, cancer, fièvre, gorge (maux de…), inflammations, kystes, lumbago, migraine, nez (maux de…), nodules, oreilles (maux d’…), poids (excès de), sciatique, spasmophilie, tumeurs, vertiges, yeux (maux d’…), etc., sont le signe qu’à l’intérieur de nous des tensions plus profondes cherchent à s’exprimer…

… Ouvrez ce livre, et vous saurez pourquoi.

Praticien et fondateur de l’Institut Français de Shiatsu, également auteur de plusieurs ouvrages (Dis-moi où tu as mal – Le Lexique, Dis-moi pourquoi cela m’arrive maintenant, Shiatsu fondamental en trois tomes, etc.), Michel Odoul nous transmet toute son expérience de la psychologie et du monde des énergies ainsi que sa confiance dans la vie.

Le bonheur se construirait, s’enseignerait et s’apprendrait : telle est l’idée à laquelle la psychologie positive prétend conférer une légitimité scientifique. Il suffirait d’écouter les experts et d’appliquer leurs techniques pour devenir heureux. L’industrie du bonheur, qui brasse des milliards d’euros, affirme ainsi pouvoir façonner les individus en créatures capables de faire obstruction aux sentiments négatifs, de tirer le meilleur parti d’elles-mêmes en contrôlant totalement leurs désirs improductifs et leurs pensées défaitistes.
Mais n’aurions-nous pas affaire ici à une autre ruse destinée à nous convaincre, encore une fois, que la richesse et la pauvreté, le succès et l’échec, la santé et la maladie sont de notre seule responsabilité ?
Et si la dite science du bonheur élargissait le champ de la consommation à notre intériorité, faisant des émotions des marchandises comme les autres ?
Edgar Cabanas et Eva Illouz reconstituent ici avec brio les origines de cette nouvelle « science » et explorent les implications d’un phénomène parmi les plus captivants et inquiétants de ce début de siècle.

Faire corps avec la nature, est-ce une disposition ou une sensation ? En se fondant dans l’élément, le retour à la nature paraît s’accomplir : intensité, pureté et authenticité seraient les vertus de la nature. Qui peut pourtant nous absorber jusqu’à nous anéantir : présumant de nos forces vitales, notre corps vivant trouve des limites à son adaptation dans le tsunami, la faim ou la sécheresse. Mais dans la nature notre corps peut aussi éveiller en lui des ressources inédites et des émotions : en nous rendant plus vivants, la cosmose immerge notre corps dans le cosmos et éveille la vie capacitaire.

Face à la multiplication des savoirs qui prennent désormais pour objet l’individu et son rapport à soi – de la sociologie à la psychanalyse en passant par les sciences cognitives, la philosophie ou la spiritualité –, il est devenu difficile de savoir de quoi il est réellement question quand on parle de « connaissance de soi ».

Dans un monde en changements constants où l’esprit humain est sans cesse sollicité par ce qui se passe « à l’extérieur », où la connaissance tend à être supplantée par la communication, quelle(s) signification(s) peut prendre la connaissance de soi ? Comment concilier le vivre-au-monde avec cette quête intérieure ? C’est cette question que l’édition 2012 de la Journée de la solidarité humaine se proposait de clarifier en se plaçant au carrefour des savoirs et des disciplines.

Que s’agit-il de connaître en soi ou de soi ? Le « moi » renvoie-t-il à une réalité, ou à un projet ? Et pourquoi, d’ailleurs, chercher à se connaître ?

Philosophie, psychologie et spiritualité ont souvent divergé sur les modalités d’une telle connaissance et les méthodes qui permettent d’y parvenir : approches plus ou moins théoriques ou pratiques, rationnelles ou intuitives, dans la solitude de soi avec soi ou dans la relation avec autrui, par référence à une transcendance ou pas…

De ce foisonnement, peut-on dégager certaines lignes de force et, surtout, des approches concrètes qui permettraient à chacun, aujourd’hui et maintenant, de s’engager à son tour dans cette aventure qu’est la connaissance de soi ?

A paraître le 16 août 2018

Ce manuel présente la logique des processus de la vie psychique à tous les âges de la vie de la naissance à la vieillesse.

Les auteurs issus de la pensée psychanalytique retracent tout d’abord l’histoire de la réalité psychique de la subjectivité. Ils présentent ensuite les logiques en large partie inconscientes qui sous-tendent les formes d’expression de la psychopathologie. L’apport des neurosciences dans le champ de la psychopathologie est également abordé. Une approche projective complète enfin cette démarche d’ensemble et fournit une méthode pour médiatiser la subjectivité propre du clinicien.

Ainsi composé ce manuel s’adresse à tous ceux qui étudiants jeunes professionnels et psychologues confirmés sont soucieux d’une vue d’ensemble actualisée de l’approche clinique de la vie psychique et des formes de sa pathologie.

Cette troisième édition a été enrichie d’un nouveau chapitre sur la délinquance et la criminalité et d’un développement conséquent sur les psychothérapies.

Avec la livraison de ce dernier numéro des Cahiers de Psychologie clinique notre équipe termine la réalisation de cinquante volumes, parus régulièrement tous les six mois au cours de ces vingt-cinq dernières années.

[…]

Nous voulons partager ici notre inquiétude quant au développement de pratiques de soins qui essaient de faire l’économie de la complexité psychique au profit de la rentabilité illusoire du soin. Le temps du psychisme n’est pas le temps de l’entreprise ni celui des politiques d’austérité. Quand des mécanismes psychologiques ont mis dix, vingt, trente, quarante ans à s’installer, il est mensonger, arbitraire et manipulateur, de donner à penser qu’il est possible de les assainir rapidement. C’est le cas aussi quand des traumatismes violents ont traversé plusieurs générations ou quand des traumatismes précoces ont perturbé l’évolution souhaitable de la croissance psychique. Il nous semble indispensable de faire comprendre à quel point une approche clinique de ces pathologies doit pouvoir s’appuyer sur une démarche progressive et processuelle et qu’un renoncement à des formules instantanées ou ultra rapides est la condition sine qua non d’une véritable évolution.

Nous voulons aussi partager notre inquiétude quant au développement de pratiques de soin qui essaieraient de faire l’économie de l’existence des inconscients humains. « Déconditionner », « corriger », faire appel à la volonté, c’est méconnaître la face cachée de l’iceberg et tromper les patients sur leur véritable fonctionnement interne.

Et que dire de toutes les formules magiques qui leur sont proposées et qui exploitent commercialement leur besoin d’espérer voir leur crédulité ?

[…]

C’est une triple rencontre avec lui-même comme sujet de ses désirs, de sa continuité et de ses ruptures que l’être humain – animal « critique », c’est à dire voué à la crise dans sa vie intérieure comme dans sa vie sociale – se risque lorsqu’il s’engage dans une psychanalyse.
L’objet de cet ouvrage est d’analyser les processus intrasubjectifs, interpersonnels et groupaux mis en jeu par l’expérience d’une rupture dans la continuité de soi. C’est aussi d’établir quel cadre théorique et méthodologique et quel dispositif technique sont aptes à instituer certaines fonctions (de conteneur et d’espace transitionnel principalement) susceptibles à leur tour d’enclencher un travail de la rupture.
Bien que les contributeurs de ce volume n’aient pas tous trouvé leur inspiration dans l’œuvre laissée ouverte par Winnicott, c’est en référence aux phénomènes transitionnels découverts par ce dernier qu’est proposée ici une méthode générale d’analyse transitionnelle permettant, dans les situations de crise, de préparer ou de parachever un travail psychanalytique plus classique soit en cure individuelle, soit en groupe, soit dans des institutions.

On sait que Gregory Bateson (1904 – 1980) a abordé les disciplines les plus variées. Sa réflexion, passant successivement par l’anthropologie, l’éthologie, la psychiatrie, s’est épanouie finalement dans la tentative de penser de façon systémique la nature du monde vivant : monde où les causes agissantes sont non des forces ou des impacts, mais des informations ou des différences.

Ce colloque, tenu à Cerisy, a réuni des spécialistes des disciplines traversées par Bateson : anthropologues, sémioticiens, généticiens et biologistes, épistémologues, thérapeutes… Chacun de ces spécialistes a tenté de montrer comment, dans son travail, intervenaient les concepts élaborés par Bateson, afin de faire un premier point sur les pistes qu’il a ouvertes.

Le baron de Münchhausen, d’après la légende, se prit lui-même par les cheveux pour se sauver, ainsi que son cheval, de la noyade. Est-il possible, à son exemple, de se tirer ou de tirer quelqu’un d’autre de quelque intenable situation en voyant la vie avec des yeux nouveaux ?

Telle est la question à laquelle Paul Watzlawick veut répondre dans ce livre, clair et attrayant. Il nous montre comment nous pouvons changer notre perspective sur la réalité au lieu de nous enfermer dans une vision limitée et rigide ; il pose les bases d’une science paradoxale du changement, et décrit de façon minutieuse et fouillée le modèle théorique qui sous-tend la pratique de l’Institut de Palo Alto.

Notre monde nous sollicite en permanence à l’action immédiate et à la rentabilité du temps, alors à quoi bon et pourquoi parler d’ennui ? N’avons-nous rien de mieux à faire… À une époque « hyper-agitée », l’ennui devient peut-être même tabou, ce qu’il s’agit d’éviter à tout prix. Mais à force de nous agiter effrénément d’une occupation à l’autre, ne courrons-nous pas le risque de basculer de l’exaltation à la dépression ? Faute de n’avoir su apprivoiser ce désœuvrement que nous craignions tant… Ce livre démontre que l’« ennui » n’est pas « mortel » ni « ennuyeux » pour celui qui s’y adonne sans crainte. Bien au contraire, il serait même une condition d’accès à ce qui est « vivant » au plus profond de nous-même et à ce qui a authentiquement de l’« intérêt » pour nous. Il ne s’agit plus dès lors de fuir l’ennui mais de le savourer ; comme ce temps (inquiétant mais nécessaire) de latence de soi d’où advient la possibilité d’être et d’agir en pleine conscience. C’est là que la joie, la créativité et l’amour de soi, des autres, de la vie, trouvent leur source.

L’auteur propose ici une lecture tout à fait nouvelle des problématiques de la précocité intellectuelle adulte : sur le plan des relations amicales, de l’investissement professionnel, du développement du couple, de la sexualité… Il évoque les traumatismes spécifiques que peuvent rencontrer ces personnes. Loin d’être un écrit uniquement descriptif, Fabrice Bak apporte des réponses pragmatiques, de l’enfance à l’âge adulte.

Quand il se sentent compris, reconnus, en confiance, quand la qualité d’attention et d’écoute est à la hauteur de leurs attentes, après avoir prudemment testé les capacités de leur interlocuteur à encaisser l’information et tout en restant sur le qui-vive, prêts à rebrousser chemin au moindre signe d’incrédulité, tant ils ont peur d’être pris pour des fous, les surefficients mentaux avouent vivre des expériences paranormales : télépathie, états extatiques de paix et d’amour pur, clairvoyance, sensation de communion avec la nature, prémonitions, et parfois plus : capacité à percevoir les auras, à ressentir des présences occultes, à se souvenir de vies antérieurs.

Les surefficient mentaux se bloquent face à l’idée d’être supérieurement intelligent. Tout au plus acceptent-ils l’idée d’une intelligence différente. Mais supérieure, non ! Car le paradoxe est le suivant : plus on est intelligent, plus on doute de l’être et moins on le sait. Alors, ils se débattent avec cette idée d’une intelligence exceptionnelle. Elle les choque même profondément. D’abord et avant tout parce qu’elle va à l’encontre de leurs valeurs d’égalité et de fraternité. Ensuite, s’admettre intellectuellement plus performant que la moyenne fait aussi violence à leur modestie. Enfin, il est plus confortable de se croire juste un peu hypersensible et décalé. Être si intelligent serait encore plus stigmatisant. Certains surefficients m’ont dit que cela confirmerait et rendrait définitif cet isolement qui les fait souffrir.

Pour le surdoué, être totalement dans l’instant présent, synchronisé avec ses sensations, ses émotions, en prenant le plaisir simple du moment, est une mission quasi impossible. Le carpe diem des philosophes qui incite à profiter pleinement de ce que l’on vit dans l’ici et maintenant de la situation reste inaccessible. La méta-analyse du surdoué sur tous les moments vécus le prive de la possibilité d’être tranquillement acteur d’une scène, de se laisser paisiblement porter par la vécu immédiat. Il n’est jamais seulement acteur, il reste toujours aussi le spectateur. Ou même le commentateur de sa propre vie. Comme une voix off. C’est fatigant. Douloureux parfois. Frustrant souvent.

« Se révolter, c’est courir à sa perte, car la révolte, si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l’intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la soumission du révolté… Il ne reste plus que la fuite. »
Henri Laborit pose, à la lumière des découvertes biologiques, la question de notre libre arbitre, de notre personnalité même. La politique, la société, tout prend dès lors une autre dimension.

La solitude est le mal du siècle et les surdoués, par leur extrême sensibilité, y sont particulièrement exposés. Pour avoir pendant longtemps recueilli leur parole, Monique de Kermadec, psychothérapeute et psychanalyste, est allée au plus près de cette souffrance souvent inavouable. Elle nous invite ici à identifier l’origine de ce sentiment afin de ne plus en souffrir mais, au contraire, d’en faire une force. Car la capacité à être seul est indispensable à la connaissance de soi et donc des autres.
Quels sont les liens entre solitude et isolement  ? Comment s’exprime cette solitude sous sa forme négative et quelles sont les manifestations de sa souffrance  ? Ses causes objectives et ses raisons subjectives ?
En répondant à ces questions et à tant d’autres, Monique de Kermadec livre les clés qui permettront à chacun de découvrir les pouvoirs de la solitude afin d’y trouver une source d’épanouissement et de construction personnelle.

  • les vrais surdoués sont des personnes plus intelligentes, mais qui n’en font pas étalage ; il se sentent humbles et pas plus intelligents que les autres ; d’autres sont aussi intelligents qu’eux ;
  • ils sont intuitifs, d’autres le sont aussi ;
  • ils ont des valeurs, d’autres aussi ;
  • ils sont curieux et passionnés de tout, d’autres également ;
  • ils ont une mémoire d’éléphant, ce ne sont pas les seuls ;
  • on les appelle œil de lynx, il n’y a pas qu’eux ;
  • ils sont hypersensibles, certains le sont plus encore ;
  • ils vont bien, nombre de nos congénères aussi.

En revanche, ils sont les seuls à être tout cela à la fois. Et bien d’autres choses encore. Car, au-delà de ce portrait-robot, leur personnalité est propre à chacun d’entre eux.

Ce manuel présente la logique des processus de la vie psychique à tous les âges de la vie, de la naissance à la vieillesse.
Les auteurs, issus de la pensée psychanalytique, retracent tout d’abord l’histoire de la réalité psychique de la subjectivité. Ils présentent ensuite les logiques, en large partie inconscientes, qui sous-tendent les formes d’expression de la psychopathologie. L’apport des neurosciences dans le champ de la psychopathologie est également abordé. Une approche projective complète enfin cette démarche d’ensemble et fournit une méthode pour médiatiser la subjectivité propre du clinicien.
Ainsi composé, ce manuel s’adresse à tous ceux qui, étudiants, jeunes professionnels et psychologues confirmés, sont soucieux d’une vue d’ensemble et actualisée de l’approche clinique de la vie psychique et des formes de sa pathologie.
Cette deuxième édition a été enrichie des nouvelles thématiques suivantes : le travail de psychothérapie et les médiations thérapeutiques, ainsi que la psychopathologie du sujet vieillissant.

Le monde comme terrain de jeu : le grand écart

L’ouverture d’esprit est inhérente à votre vie. Plus que de la curiosité, c’est bien d’un intérêt pour tout qui vous anime.

Vous avez des passions, simultanées ou successives, et ne comprenez pas que l’on puisse se satisfaire d’une seule activité. Pour vous, le monde est pluriel et mérite d’être exploré.

Capable de vous intéresser à tout et son contraire, vous êtes surpris lorsque l’on vous dit que c’est impossible.

Carine raconte à ses amis ses dernières vacances, pendant lesquelles elle est partie sac à doc faire du camping sauvage.  Puis elle a passé les quelques jours qui lui restaient dans un hôtel cinq étoiles à faire des visites culturelles. Elle s’étonne devant l’incompréhension de ses amis : « Ils ne comprennent pas que je puisse concilier les deux. Personnellement, je ne vois pas où est le problème, puisque mes plaisirs et mes satisfactions sont différents. Je ne conçois pas, comme Luc, par exemple, de ne passer mes vacances qu’au Vietnam, chaque année, l’une après l’autre. »

Plus que de la compréhension, il y a l’acceptation de l’autre dans sa différence, dans ses goûts et ses choix.

Pour vous le monde est pluriel, et s’arrêter à une vision unique n’a aucun sens.

Vous êtes ainsi capable de faire le grand écart, d’être aventurier et casanier, de voir du monde comme d’avoir besoin de solitude.

Vous avez des passions, et savez que vous pouvez et avez envie de toujours explorer plus et plus loin.

Pour Anne, 22 ans, rien que de très normal : « Je vais au cinéma, au théâtre et au concert ; environ une fois par semaine je vais voir des expos, je vais me promener, je vois mes amis. »

De par leur plus grande intelligence, leur implication et leur motivation, leur désir de progresser et leur capacité à percevoir au-delà du premier abord, ce sont des personnes qui réussissent très vite dans les activités qu’ils investissent.

Ils progressent rapidement en sport, utilisant leurs sens comme autant de récepteurs d’information, ils sont de bons observateurs, qui digèrent les connaissances qu’ils perçoivent ainsi des autres sportifs et leur apprentissage se fait plus par expérience et observation que par théorie.

On dit d’eux qu’ils ont un bon œil, et une bonne capacité d’observation et d’assimilation.

Je prends couvent l’exemple de l’équitation à ce sujet, dans lequel les cavaliers de saut d’obstacle doivent parcourir à pied le tracé qu’ils auront ensuite à effectuer à cheval. L’entraîneur leur demande de compter le nombre de foulées que leur cheval devra effectuer entre deux obstacles. Lucie, 13 ans, membre de l’équipe de France junior, me dit regarder faire les autres, compter avec eux, mais ne pas savoir quoi en faire : « Je les accompagne et je compte, mais une fois à cheval, tout se fait tout seul, je ne compte rien, mes mains savent ce qu’elles doivent faire et les transmettent au cheval. Je ne sais pas comment je fais ; ça se fait, et ça marche ! »

Ils ont des facilités dans tous les domaines qu’ils investissent, notamment en art où leurs œuvrent plaisent ; ils aiment écrire, organisent des voyages ou des week-ends insolites en sachant dénicher ce qui en fera un voyage différent ; ils réunissent des amis intéressants ; ils apprennent facilement les langues.

Le groupe familial, la classe d’école, le groupe de travail, l’équipe sportive représentent des ensembles humains que nous approchons sans cesse. Toute communication est échange de signes, de symboles, et met en jeu des rapports d’influence, des mouvements affectifs.
Comment s’organisent ces échanges au sein d’un groupe ? Quelle est leur dynamique repérable et inconsciente et comment parvenir à la discerner et l’analyser ? L’éthologie, la linguistique, la psychanalyse, l’anthropologie et la psychologie nous aident à approcher cette réalité.
Cet ouvrage désormais classique, réactualisé dans cette 7e édition, s’adresse aux étudiants, formateurs, travailleurs sociaux, psychologues et responsables d’équipes.

Aux côtés des victimes de manipulation mentale depuis plus de vingt ans, j’ai pu décrypter la personnalité des manipulateurs, celle de leurs victimes et aussi étudier les composantes du lien étrange qui les relie. J’en suis arrivée à la conclusion surprenante que plus on est intelligent, plus on est manipulable. Le paradoxe n’est qu’apparent : une personne intelligente cherche à comprendre, essaie d’intégrer le point de vue de l’autre, veut trouver un terrain d’entente et refuse de se décourager. Or un manipulateur ment, nie la réalité et crée délibérément les conflits dont il se nourrit. Pire, le manipulateur vous ligote dans vos valeurs humanistes et les détourne à son profit.
Ce livre vous donne des clés concrètes pour comprendre comment les manipulateurs utilisent votre propre toile d’araignée mentale pour y tisser leur piège, parce que vous avez mieux à faire de votre intelligence que de rester leur proie.

Surdoué moi ? À mon âge ? Non !

Et pourtant… Curiosité insatiable, rythme mental en ébullition, imagination inépuisable, sens aigu du langage, esprit critique aiguisé, hypersensibilité, empathie hors du commun. De nombreux adultes se sentent “différents”. Ils sont sans doute “surdoués”, à haut potentiel.

Voici comment le découvrir et bien vivre avec.

• Que faire quand on découvre, à l’âge adulte, que l’on est surdoué ? Est-ce que cela change vraiment la vie ?
• Quels sont les signes physiques et psychologiques caractéristiques ?
• Comment bien gérer ses “tsunamis” émotionnels ?
• Comment réussir sa vie sentimentale ?
• Comment se motiver dans un monde qui n’est pas à son rythme ? Apprendre la patience ?
• Comment préparer un enfant surdoué à sa vie d’adulte ?
• Comment envisager sa vie autrement, en privilégiant sa créativité ?

Des réponses, des solutions pour trouver son équilibre et transformer le fardeau en cadeau.

Le type INFP
(Introversion iNtuition Sentiment Perception)

L’Idéaliste

Le Rêveur
Le Guérisseur
Le Philosophe Idéaliste
Le Croisé des Valeurs
Le Conciliateur
Le Raccomodeur
Le Médiateur

« Accomplir des tâches nobles pour aider la société »
« Soutien et Intégrité »
« Non directif, il concilie »

3 à 5 % des hommes
4 à 7 % des femmes

INFP

 

En règle générale, les INFP se focalisent sur leurs valeurs et ils consacrent leur vie à suivre un idéal.

Ils sont souvent amenés à rassembler les gens autour d’un projet commun et font en sorte que chacun trouve sa place dans le groupe. Créatifs, ils sont constamment à la recherche de nouvelles idées ou possibilités. Ils avancent tranquillement vers ce qui est important pour eux et abandonnent rarement leur objectif. Malgré leur modération et leur délicieux sens de l’humour, ils sont difficiles à bien connaître ce qui peut conduire autrui à les négliger.

C’est lorsqu’ils travaillent à rendre la réalité conforme à leurs aspirations qu’ils expriment le mieux leur tempérament.

Les INFP sont des personnes calmes, souples, faciles à vivre et convaincues. Ils suivent leurs valeurs internes et bien qu’ils savent se montrer ouverts aux idées nouvelles, ils peuvent devenir intraitables lorsqu’une de leurs valeurs fondamentales leur semble bafouée.

Ils sont dotés d’une vie intérieure très riche et d’une sentimentalité complexe. Il peut être parfois difficile de les comprendre, car ils ont tendance à garder secrets leurs sentiments et leurs convictions passionnées, qu’ils ne partagent qu’avec une petite poignée de proches.

C’est le type le plus idéaliste de tous.

INFP INFP

Leur ordre de préférence Jungien est :

  •  Dominant : Sentiment Introverti Fi   { Pour résoudre un problème, il prend en compte les personnes… }
  •  Auxiliaire : iNtuition Extravertie Ne  { … puis prend du recul pour avoir une vue d’ensemble… }
  •  Tertiaire : Sensation Introvertie Si   { … puis étudie les faits… }
  •  Inférieur : Pensée Extravertie    Te   { … et enfin applique la logique }

Dégonflez l’importance

La seconde notion de Transurfing qui me paraît être une véritable perle pour vous est celle qui concerne les forces d’équilibrage. C’est de la physique on ne peut plus basique : si vous voulez vous tenir debout au milieu d’une pièce, vous n’avez pas grand-chose à faire et cela ne vous demandera pas beaucoup d‘énergie. Il suffit de placer votre centre de gravité au milieu de votre base de sustentation (vos pieds) et de laisser l’attraction terrestre faire son œuvre. En revanche, si vous vous tenez debout tout au bord d’une falaise, les choses vont se compliquer. L’attraction que le vide exerce sur vous va vous obliger à vous crisper et à tendre votre corps vers l’arrière. Cette attraction du vide vous oblige à mettre en place des « forces d’équilibrage » pour ne pas tomber. Il en irait de même si vous marchiez sur une poutre au-dessus du vide. Vos bras balanciers chercheraient sans cesse à vous redonner de l’équilibre. Notez que la même poutre, posée au milieu de votre salon, ne vous ferait pas tanguer autant.

Transposons ce principe au développement personnel : nous nous plaçons tout seul au bord de la falaise (ou sur une poutre à 30 mètres de hauteur) chaque fois que nous donnons trop d’importance à un événement. Parfois, on dirait que les surefficients sont en train de jouer leur vie pour un simple coup de fil ! Inversement, quand on ne donne pas assez d’importance aux choses (exemple au hasard : l’argent), on se créé aussi des ennuis. Bref, si on ne reste pas assez concentré au bord de la falaise, on risque la chute.

De ce concept de « forces d’équilibrage » de Vadim Zéland, j’ai tiré une philosophie personnelle que je m’efforce de mettre en application quotidiennement :

Savoir donner l’importance JUSTE aux choses (ni trop, ni pas assez), c’est le travail de toute une vie.

Les types de personnalité INFP cherchent à vivre en harmonie avec leurs valeurs fondamentales et à comprendre ce qui est vraiment important pour les autres.

Cette introduction au type de personnalité INFP, basée sur l’évaluation de personnalité Myers-Briggs Niveau I, peut vous aider à comprendre la manière dont vous interagissez avec autrui, ainsi que les carrières qui pourraient vous convenir.

Points forts du type INFP

Les INFP aiment concevoir des solutions créatives pour résoudre les problèmes et s’engager moralement pour ce qu’ils estiment être juste. Ils aiment aider les autres à progresser et à développer leurs capacités pour atteindre leur potentiel maximal.

Points de développement potentiels pour les INFP

Les INFP ont parfois du mal à prendre la parole au cours des réunions, ce qui peut laisser penser qu’ils ne se sentent pas concernés ou désireux d’apporter leur contribution. Ils risquent de ne pas convaincre les autres du mérite de leurs idées.

Emplois INFP

Les INFP aiment aider les autres à se perfectionner et à apprendre et ils expriment leur créativité au travers de l’expression écrite ou des arts visuels. Ils aiment accomplir un travail qui a du sens et collaborer avec des gens qui partagent leurs valeurs. Les INFP sont susceptibles d’être attirés par les professions en rapport avec le conseil et le développement personnel, ainsi que par les arts et l’écriture.

Qu’est-ce que le MBTI ?

Le MBTI (Indicateur Typologique de Myers-Briggs) décrit les différences personnelles selon 16 « types » psychologiques permettant à chacun de découvrir ce qu’il a en commun ou de différent avec d’autres personnes, et aide à améliorer ses relations professionnelles et personnelles.

La personnalité « Médiateur »

(INFP-A / INFP-T)

Les Médiateurs sont de vrais idéalistes qui recherchent toujours un soupçon de bien, même chez les pires personnes ou dans les pires évènements, et recherchent des moyens d’améliorer les choses. Bien qu’ils puissent être perçus comme étant des gens calmes, réservés ou même timides, les Médiateurs ont une flamme et une passion intérieures qui peuvent vraiment briller. Comme ils ne constituent que 4 % de la population, le risque de se sentir incompris est malheureusement élevé pour les gens du type de personnalité « Médiateur », mais s’ils trouvent des gens de même sensibilité qu’eux avec qui passer leur temps, l’harmonie qu’ils ressentiront sera une fontaine de joie et d’inspiration.

La Personnalité Médiateur (INFP-A / INFP-T)

Comme ils font partie du groupe de personnalités des Diplomates, les Médiateurs se laissent guider par leurs principes plutôt que par la logique (les Analystes), par l’excitation (les Explorateurs) ou le sens pratique (les Sentinelles). Quand ils décident comment aller de l’avant, ils comptent sur l’honneur, la beauté, la morale et la vertu. Les Médiateurs sont menés par la pureté de leur intention, pas par les récompenses ou les punitions. Les gens qui partagent le type de personnalité « Médiateur » sont fiers de cette qualité, et à juste titre, mais tout le monde ne comprend pas la motivation qui se cache derrière ces sentiments et cela peut mener à l’isolation.

« Tout ce qui est or ne brille pas; Tout ceux qui errent ne sont pas perdus; Le vieux qui est fort ne dépérit point; Les racines profondes ne sont pas atteintes par le gel. »

J. R. R. Tolkien

Nous savons ce que nous sommes mais nous ne savons pas ce que nous pourrions être

Dans leurs meilleurs moments, ces qualités permettent aux Médiateurs de communiquer en profondeur avec les autres, à parler facilement en métaphores et en paraboles et à comprendre et à créer des symboles leur permettant de partager leurs idées. La force de ce style de communication intuitive se prête bien aux travaux créatifs et que beaucoup de Médiateurs célèbres soient poètes, écrivains et acteurs n’a rien de surprenant. Il est important pour les Médiateurs de se comprendre eux-mêmes et de comprendre quelle place ils occupent dans le monde, et ils explorent ces idées en se projetant dans leur travail.

Les Médiateurs ont du talent pour l’expression de soi et ils révèlent leur beauté et leurs secrets par l’intermédiaire de métaphores et de personnages de fiction.

Les capacités linguistiques des Médiateurs ne s’arrêtent pas non plus à leur langue maternelle. On considère qu’ils sont doués quand il s’agit d’apprendre une deuxième (ou une troisième !) langue. Le don des Médiateurs pour la communication se prête également bien à leur désir d’harmonie et les aide à avancer quand ils trouvent leur vocation.

Ecoutez beaucoup de gens mais parlez à peu de gens

Cependant, à la différence de leurs cousins Extravertis, les Médiateurs ne concentrent leur attention que sur quelques gens, sur une seule cause digne d’intérêt. S’ils se dispersent, ils gaspillent leur énergie et se retrouvent même désespérés et bouleversés par tout le mal qu’ils ne peuvent pas éradiquer du monde. C’est cause de chagrin pour les amis des Médiateurs, qui en viennent à dépendre de leur manière de penser optimiste.

S’ils ne font pas attention, les Médiateurs peuvent se perdre dans leur quête du bien et négliger l’entretien quotidien qu’exige la vie. Les Médiateurs se perdent souvent dans de profondes pensées. Plus que tout autre type de personnalité, ils aiment la contemplation hypothétique et philosophique. Si on ne les surveille pas, les Médiateurs peuvent se mettre à perdre contact, à se retirer en « mode ermite », et leurs amis ou leur conjoint peuvent avoir besoin de dépenser beaucoup d’énergie pour les ramener dans le monde réel.

Heureusement, comme les fleurs au printemps, l’affection, la créativité, l’altruisme et l’idéalisme des Médiateurs revient toujours et les récompense, eux-mêmes et ceux qu’ils aiment, peut-être pas avec de la logique et de l’utilité mais avec une vision du monde qui inspire la compassion, la bonté et la beauté où qu’ils aillent.

« Comment amène-t-on autrui à faire ce qu’on voudrait le voir faire ? La solution se trouve dans cette introduction aux techniques de la manipulation. » Le Monde

« Et le plus fort, c’est que ça marche aussi en amour. Essayez, vous verrez… » L’Écho des savanes

« Cinquante ans de recherches scientifiques, basées sur l’administration de la preuve, permettent aujourd’hui à qui veut influencer autrui de mettre un maximum de chances de son côté et à qui en a assez de se faire “manipuler” de mieux comprendre les ressorts psychologiques au moyen desquels il se fait piéger. » Réponse à tout !

« Finalement, le titre est on ne peut plus exact. La manipulation est observée sous tous ses angles scientifiques, puis disséquée dans toutes ses utilisations pratiques… » Challenges
« Voici un petit ouvrage à ne pas mettre entre toutes les mains. Deux psychosociologues de talent y démontrent comment, dans la vie de tous les jours, nous sommes manipulés par les commerciaux ou la publicité. Idéal pour ne plus tomber dans le panneau… Mais aussi pour obtenir des autresce que vous souhaitez. » Entreprise et carrières
« Un livre étonnant, utile, indispensable… qu’il faudrait d’urgence inscrire au programme des écoles primaires, peut-être même avant le code de la route… » Annales des mines

Cette 3ème édition corrigée et actualisée est composée de 16 articles courts et synthétiques définissant les grands concepts de la psychologie clinique psychanalytique.

L’inconscient. Les pulsions. Le rêve. La projection. L’identification. Les fantasmes. Les mécanismes de défense. L’infantile. Le narcissisme. Le complexe d’Oedipe. La névrose. Les psychoses. Les états limites. La dépression. Le transfert. Le traumatisme.

Profession : diapason

J’invite les surefficients mentaux à prendre avec résignation et fatalisme leur mission sur terre : ils sont des diapasons. Avec ce système de valeur absolu, ce regard clairvoyant, quoi qu’ils fassent, ils ne peuvent pas ne pas donner le la, un la très pur. Alors, les gens qui s’en approchent, comme autant d’instruments de musique, ont ainsi la possibilité de vérifier qu’ils sonnent juste et au besoin de se réaccorder. Il y a alors plusieurs cas de figures : soit la personne sonne juste. Elle est authentique, sincère et saine. Alors, côtoyer un surefficient mental est pour elle un vrai bonheur. Soit la personne est désaccordée. Cette rencontre est pour elle une opportunité précieuse de s’en rendre compte et une réelle chance d’évoluer. […] Et puis il y a ceux qui détestent la musique et qui sont ravis de jouer sournoisement faux pour embêter l’orchestre, tout en faisant semblant d’être justes. Ceux-là détestent évidemment ces diapasons, qu’il faut à toutes fins empêcher de résonner !

Celui qui a l’âge du monde

Mais voilà l’autre facette inattendue. La part infantile du surdoué côtoie une autre perception : se sentir multiâge.

Qu’est-ce que cela veut dire ? Une chose finalement très simple, la sensation, selon les circonstances, les contextes, les personnes avec lesquelles on se trouve, d’avoir simultanément ou successivement des niveaux de maturité différents.

  • Oublions l’immaturité, parlons d’hypermaturité

Voilà encore une conception qui vient à l’encontre de ce que l’on dit souvent du surdoué, en particulier de l’enfant surdoué, lorsque l’on parle d’immaturité affective. C’est une notion erronée car on confond immaturité avec dépendance affective. Ce qui n’a rien à voir. Oui, le surdoué est un être profondément affectif. C’est d’abord un être affectif. L’ingérence affective est toujours présente chez le surdoué, y compris dans l’acte cognitif. Le surdoué pense d’abord avec ses émotions avant de penser avec sa tête. Voilà ce qui lui donne parfois ce qualificatif d’immature. Comme si la dominante de l’affectif était seulement le privilège des tout petits enfants !

Au contraire, un surdoué est un caméléon. Il peut jouer sur un registre très large : il ajuste son comportement, sa pensée, ses actes, pour les adapter au plus près des contraintes de l’environnement. D’une certaine façon, le surdoué joue avec son intelligence et sa sensibilité pour déterminer son adéquation au monde.

[…] L’hypermaturité doit être ici comprise comme cette capacité unique d’analyser avec une lucidité exemplaire toutes les composantes d’une situation et s’y adapter. Ou lutter contre, ce qui revient au même en termes de mécanisme. […]