ÉVÉNEMENT RENCONTRE-DÉDICACE
Pour le lancement d’une saison culturelle intense, la FFN invite Julien Wolga, pour la présentation de son livre L’héritage du nudisme depuis Kienné de Mongeot, aux éditions L’Harmattan.

+ Exposition des dessins de Julien Wolga
https://julien-wolga.blogspot.com/

RDV vendredi 18 janvier de 18h30 à 20h
à la Fédération française de naturisme
26, rue Paul Belmondo – 75012 Paris

Ce premier volume des oeuvres complètes de Pierre FÉDIDA (1963-2005), contient les textes parus entre 1963 et 1975. Ces textes reflètent l’histoire de la psychologie et de la psychanalyse ainsi que la construction des objets de recherche. Commençant avec la méthodologie des tests en milieu hospitalier, les travaux vont vite être influencés par la linguistique et le structuralisme, puis par le vif intérêt porté par l’auteur au « terrain ». S’ensuivent les interrogations des apriori institutionnels dans l’esprit des années 70 afin de contribuer à un véritable fondement de la recherche clinique en psychopathologie. L’auteur est un psychanalyste engagé auprès des infirmières, de la formation à la clinique et à l’enseignement et il participa à l’introduction des techniques de relaxation dans la psychothérapie analytique. Dans ses textes il s’interroge sur le rôle de la consultation en psychologie clinique en comparant cette dernière à celle pratiquée en médecine et se demande comment enseigner la psychologie, assurer la formation des psychothérapeutes et adapter la méthodologie de la recherche au phénomène de la perception (phénomène subjectif mais passerelle entre la psychanalyse et la phénoménologie). Reprenant la question du genre, du féminin/masculin trouvé chez Wilhelm Fliess, la pensée de P. Fédida évolue vers des objets psychiques apparaissant dans l’analyse. Ainsi commencent les travaux sur le deuil, le fantasme, la mélancolie, la phénoménologie du geste et de la forme, thématiques qu’on rencontrera tout au cours de son oeuvre jusqu’à la fin de sa vie. Dans ce premier volume le lecteur assiste à la naissance de cette écriture complexe et sensible aux mouvements transférentiels et contre-transférentiels tout en s’insérant dans une réflexion psychopathologique. Le lecteur verra surgir le style d’écriture clinique si typique et propre à Pierre Fédida dès ces premiers écrits. Son élève, puis collègue, le Pr Abbas Makké (Université Libanaise, Beyrouth, Liban) a écrit la préface en témoignage de l’influence du Pr P. Fédida sur son propre parcours.

Marie Moscovici (1932-2015), grande figure de la psychanalyse, a proposé des points de vue inédits sur l’oeuvre freudienne dans ses livres et ses articles. Son oeuvre n’est pas seulement un commentaire mais une illustration de ce que la capacité de lire peut apporter à l’écoute clinique et de ce que la capacité d’écrire peut ouvrir dans la réflexion théorique. En même temps, ces deux capacités sont au service d’une façon de prendre soin de la pratique de l’analyse – de l’éthique du métier, en somme – et de donner suite créative aux fondations freudiennes. Elle a aussi dirigé la revue L’Inactuel de 1994 à 2005 et a su, entourée des membres du comité de rédaction, animer cette revue en surpassant les cloisonnements des disciplines académiques. Elle est parvenue à en faire une revue d’intérêt général en amenant à se rencontrer différents champs de la pensée, dans une démarche se questionnant incessamment elle-même dans sa propre temporalité. Il s’agirait, dans ce numéro 13/14 d’Incidence, de tenter de cerner la spécificité du mode d’approche de l’humain, éclairé par la psychanalyse, qui s’est déployé tout au long de ce parcours éditorial.

60 ans et un 38e album d’Astérix
et Obélix en octobre 2019

Les éditions Albert René et le groupe Hachette ont réservé une dernière surprise pour la fin de l’année 2019, celle du 60e anniversaire d’Astérix et Obélix. Un 38e album sera ainsi publié le 24 octobre 2019, inspiré par la thématique « nos ancêtres les Gaulois »… Cette aventure viendra clore une très riche année et, sans aucun doute, dynamisera les résultats du groupe Lagardère.

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C’est en 1886 que l’Almanach Vermot voit le jour et depuis 129 ans, ses lecteurs lui sont restés fidèles. De génération en génération, la lecture du Vermot est devenue un monument de la culture populaire française.

• Des rubriques hebdomadaires : dicton et Saint du jour, proverbes, heure de lever et de coucher du soleil.
• Une part belle à l’humour : plus de 700 dessins humoristiques / 400 histoires drôles et perles repérées dans la presse.
• De nombreux jeux et autres distractions : mots croisés, mots fléchés, sudokus, charades et bons mots.
• Des actualités : nouvelles insolites du monde entier, portrait de célébrités, sans oublier l’annuaire des députés siégeant à l’Assemblée nationale…
• Des nouvelles rubriques de culture générale : noms de villages saugrenus, chansons yéyé, secrets d‘État, règles du protocole, chiffres étonnants de la science, mots de la francophonie, records sportifs…
• Des conseils pratiques en cuisine, santé, nature…

À paraître en janvier 2019

Le concept de transformation est omniprésent dans la psychanalyse, bien qu’il soit rarement utilisé d’une manière spécifique. C’est seulement avec Bion qu’il prend une signification particulière, c’est-à-dire qu’il devient un concept absolument central, définissant une nouvelle théorie et une nouvelle technique pour la psychanalyse. Au départ, Bion ne fait que proposer une théorie de l’observation en psychanalyse plus efficace et susceptible d’augmenter le niveau formel des concepts psychanalytiques. Mais bien vite, il en arrive à la définition d’un nouveau paradigme. Contrairement au paradigme classique, ce dernier peut être défini comme esthétique ou intersubjectif. La relation mère enfant est le modèle central de ce nouveau paradigme. Et la transformation est un outil des plus précieux (« clarificateur [illuminating] ») pour saisir l’évolution de l’expérience émotionnelle de la séance. Le concept de transformation permet de rendre l’analyste plus réceptif au discours inconscient et au spectre des manifestations oniriques en séance : rêverie, transformation en rêve, transformation en hallucinose, flash onirique, rêverie « somatique », etc. C’est cela qu’il s’agit d’analyser dans ce numéro issu des communications du 78e Congrès des psychanalystes de langue française.

À paraître en janvier 2019

L’objectif de ce numéro 235 est d’évoquer -sans prétention exhaustive-, les apports conséquents de plusieurs grands psychanalystes britanniques, pour l’ensemble du corpus clinique et théorique de la psychanalyse. Malgré une diffusion parfois sélective et plus tardive en France qu’en d’autres pays européens et d’Amérique du Sud-, ces apports nourrissent désormais la pratique, et témoignent de la richesse de leurs avancées et perspectives permettant une approche de plus en plus subtile de l’évolution intra et intersubjective de nos psychismes.

Photos : Mona Kuhn explore la présence humaine

Mona Kuhn, fantastique photographe brésilienne d’origine allemande vivant aux Etats-Unis, ne voulait plus faire de nus. Une maison dans le désert, à Joshua Tree, a réactivé cette envie. « She Disappeared into Complete Silence » est peut-être son plus beau livre.

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https://www.grazia.fr/culture/arts-architecture/photos-mona-kuhn-explore-la-presence-humaine-910128

Le livre blanc du développement personnel vous propose des textes inédits avec une diversité de thèmes abordés : l’éducation émotionnelle, les différences par rapport aux thérapies, les processus d’individuation, l’éthique, la place du corps, le couple intérieur, le chamanisme, les constellations archétypales, la reliance, la sagesse, etc. Chacune leur tour, les contributrices et contributeurs nous parlent de l’histoire du développement personnel, ce qu’il est ou n’est pas et surtout, comment nous pouvons le construire ensemble. Dans cet ouvrage vous trouverez des pistes de réflexion pour paver le chemin vers un monde plus humain, plus écologique ; un contrepoint à la tendance matérialiste et consumériste de notre société.

Issu de la médecine naturiste, elle aussi oubliée et avec laquelle il est souvent confondu mais dont il n’est qu’un des aspects, le nudisme cherche à participer au rétablissement de l’équilibre naturel de l’être humain. Mais il ouvre aussi cette réflexion sur la santé naturelle, initialement axée sur l’activité physique et l’alimentation, sur d’autres domaines tels que la culture, l’art, la philosophie et même la spiritualité. Ce livre a pour objet de présenter ces informations de manière simple et accessible, à travers une histoire résumée du mouvement nudiste français, de ses principaux auteurs et de leurs sources d’inspiration.

Le bonheur se construirait, s’enseignerait et s’apprendrait : telle est l’idée à laquelle la psychologie positive prétend conférer une légitimité scientifique. Il suffirait d’écouter les experts et d’appliquer leurs techniques pour devenir heureux. L’industrie du bonheur, qui brasse des milliards d’euros, affirme ainsi pouvoir façonner les individus en créatures capables de faire obstruction aux sentiments négatifs, de tirer le meilleur parti d’elles-mêmes en contrôlant totalement leurs désirs improductifs et leurs pensées défaitistes.
Mais n’aurions-nous pas affaire ici à une autre ruse destinée à nous convaincre, encore une fois, que la richesse et la pauvreté, le succès et l’échec, la santé et la maladie sont de notre seule responsabilité ?
Et si la dite science du bonheur élargissait le champ de la consommation à notre intériorité, faisant des émotions des marchandises comme les autres ?
Edgar Cabanas et Eva Illouz reconstituent ici avec brio les origines de cette nouvelle « science » et explorent les implications d’un phénomène parmi les plus captivants et inquiétants de ce début de siècle.

La pensée de René Girard (1923-2015) repose sur une idée simple en apparence : l’imitation est le propre de l’homme. En tenant pour acquise la nécessité où nous sommes d’imiter pour vivre en société, Girard s’est intéressé exclusivement aux effets pervers et destructeurs de l’imitation quand elle porte sur les désirs : imiter les désirs des autres, c’est entrer avec eux dans des rapports de rivalité et de violence…
En élargissant son champ d’investigation, d’abord littéraire, à l’anthropologie scientifique pour y intégrer la violence et les religions qui l’ont contenue – aux deux sens du verbe –, Girard s’est avancé au-delà du cloisonnement des sciences humaines, vers une véritable science de l’homme.
La singularité de cette science ? Une lecture tout à fait neuve des textes scientifiques, philosophiques, littéraires, religieux, qui, au milieu du désarroi et du scepticisme ambiants, donne du sens aux temps que nous vivons.

Anne Dufourmantelle a péri le 21 juillet 2017 pour sauver des enfants de la noyade en Méditerranée, dont le propre fils de l’auteur.

Elle était psychanalyste, philosophe, romancière, auteure d’une œuvre reconnue de par le monde. Sa notoriété culturelle ne suffit pourtant pas à expliquer l’émotion considérable qui s’est répandue à l’annonce de sa mort, en France et au-delà, jusqu’auprès de gens qui ne l’avaient jamais lue ni entendue.

Ce récit de chagrin livre le portrait d’une femme exceptionnelle, en même temps qu’il médite sur les rapports père-fils, l’origine du sacré et l’aura d’un être qui avait « la passion de l’amitié ».

« Ses traits s’étiraient dès qu’elle voyait autrui heureux. Il n’y a pas beaucoup de gens qui nous donneraient envie d’être heureux rien que pour les rendre heureux. »

Pourquoi le maniement du transfert est-il si difficile ?  Pourquoi rechigne-t-on tant à explorer le contre-transfert ? Freud avait-il raison de nous mettre en garde contre les dangers  “radioactifs” du transfert ?

Ce recueil, constitué de sept essais du grand psychanalyste argentin León Grinberg, offre une réflexion précieuse sur l’un des phénomènes les plus délicats de la technique analytique : le transfert et le contre-transfert. Ces travaux, déjà largement reconnus sur un plan international, sont parus en espagnol ou en anglais dans différentes revues entre 1956 et 1995 ; leur traduction en français est maintenant chose faite. Rédigé dans un langage technique mais facile d’accès, ce livre reprend aussi bien les textes pionniers de l’auteur sur le sujet que des articles de synthèse plus tardifs, suivis d’un texte rétrospectif où Grinberg questionne les fils conducteurs de son parcours de clinicien et de théoricien.

Ouvrage indispensable à l’analyste en formation, il ne manquera pas d’intéresser également, pour son importance historique et critique, les analystes les plus aguerris.

Extrait de la préface à la deuxième édition :

Dans cette nouvelle édition du Dictionnaire freudien il importait d’abord de corriger les inévitables erreurs, artefacts et fautes d’impression, de mettre à jour les références des nouveaux volumes parus aux OCF. Il fallait aussi, prenant du recul, réévaluer l’ensemble en appréciant ce qui devait être amélioré : refondre certains textes, introduire des définitions qui, pour diverses raisons, s’étaient trouvées écartées.

Cinq articles sont refondus : « Construction-reconstruction », « Investissements », « Névrose obsessionnelle », « Paranoïa », « Sublimation ». Deux ont été remplacés : « Inconscient » par « Inconscient, préconscient, conscient », et « Motricité-motilité » par « Motilité, motricité, décharge motrice ». Neuf sont ajoutés : « Animisme », « Biologie », « Civilisation et société », « Croyance, religion », « Détresses », « Inquiétante étrangeté », « Principe de constance », « Psychanalyse appliquée », « Réaction thérapeutique négative ».

« Dictionnaire freudien » parce que, de même que l’inconscient est une découverte de Freud, la psy­chanalyse est sa création. Tous les concepts qui s’y rencontrent sont, de fait, des concepts freudiens, seraient-ils récents.
D’usage aisé pour l’analyste comme pour l’étudiant, voire le lecteur curieux, ce dictionnaire est un outil universel, utilisable tant pour des tâches aussi simples que de retrouver une référence de Freud, que complexes (préparer un livre sur l’un de ses concepts). C’est pourquoi les différentes parties de chaque article (la définition proprement dite ; une mise en situation historique, linguistique et culturelle ; le suivi de la notion dans le texte freudien ; les questions et enjeux qu’elle peut susciter) sont immédiatement repérables par leurs présentations distinctes. Les passages des textes de Freud évoqués (et bien évidemment les citations) sont référés en notes, avec précision, leurs paginations données dans l’édition française « commune », dans les Œuvres complètes de Freud en français et dans le texte allemand des Gesammelte Werke.
En reprenant les évolutions dans la pensée freudienne des notions et des concepts, à travers plus de cent entrées, ce dictionnaire offre une occasion de redécouvrir la pensée de Freud — et aussi, au gré de chacun et pour lui-même, de la réinventer.

Jeune au regard de la science et de la philosophie, la psychanalyse a néanmoins un passé et, plus encore, un présent fait d’une pratique et d’horizons théoriques.
De l’analyse de l’adulte à celle de l’enfant, la pensée de Freud (1856-1939) montre sa force inventive et sa capacité d’évolution face aux difficultés et aux questionnements qui surgissent de la relation analytique et, plus largement, des grands séismes politiques du XXe siècle.
Les entretiens présents ne s’adressent pas d’abord aux psychanalystes. En interrogeant la réflexion et la pratique clinique d’une psychanalyste en exercice, ils s’efforcent d’indiquer le travail de l’analyse à qui n’est pas familier de la pensée de Freud. Ils disent, dans une langue ouverte, l’histoire et la diversité des enjeux d’une œuvre qui demeure l’une des plus grandes affaires intellectuelles de notre temps.
Faire droit à la psychanalyse, c’est faire droit à une manière complexe de voir l’individu et à une manière de voir autrement le monde.

La psychanalyse a révolutionné la manière de concevoir le symptôme. Tandis que du point de vue médical le symptôme n’est qu’un écart pathologique vis-à-vis de la norme, Freud a su reconnaître en lui un compromis résultant d’une conflictualité psychique. En découvrant qu’une satisfaction sexuelle se joue toujours à l’ombre du désagrément subjectif, Freud a pu sortir de l’opposition entre le normal et le pathologique et tirer le fil de l’analogie processuelle entre le symptôme, le rêve et les actes manqués.
Le symptôme est un point de départ fécond de la cure, il s’inscrit d’emblée dans la dynamique transféro-contre-transférentielle. La psychanalyse a donc pour effet de « valoriser » le symptôme, d’en faire une création du sujet inconscient dont la signification est à la fois individuelle et intersubjective.
La tendance actuelle serait de mesurer l’efficacité thérapeutique à la capacité de faire disparaître les symptômes perturbateurs en éludant leur signification subjective. Il importe d’autant plus de faire valoir la portée de l’écoute psychanalytique des symptômes dans ses différentes dimensions, non pas pour se satisfaire de leur persistance, mais pour articuler leur existence à des réalités psychiques singulières et travailler à la possibilité d’autres modalités créatives, moins coûteuses psychiquement.

Sigmund Freud et Romain Rolland ont entretenu de 1923 à 1936 et ne se sont rencontrés qu’une fois. Au fil d’échanges aussi sobre qu’intenses, ils abordent des thèmes tels que la nature de la croyance et l’origine du sentiment religieux – Freud se considérait comme un « juif athée » face à son ami, chrétien sans Église, et le malaise dans la civilisation, qui les préoccupait l’un et l’autre après les massacres de la première guerre mondiale qui précédèrent la montée des totalitarismes et la menace d’un nouveau conflit.
Si le courant passe entre ces deux créateurs fort différents, c’est que des affinités latentes les rapprochent, comme leur stature de héros romantiques et un lien commun avec Goethe et les romantiques allemands. Mais plus encore, en sourdine, un deuil qui les a affectés l’un et l’autre dans l’enfance.
Freud admirait en Romain Rolland l’intellectuel engagé qui défendait les valeurs de la civilisation en dénonçant l’absurdité de la guerre de 1914-1918 et en s’opposant à Hitler. Mais il était plus lucide sur les illusions idéologiques de son ami qui, dans sa période de soutien à l’URSS, oubliera sa dénonciation du totalitarisme stalinien et s’éloignera momentanément de Freud, confirmant ainsi les ambivalences et les impasses de ce passionnant dialogue qui éclaire l’œuvre entière.

« Le sexuel » est au foyer même de ce qui organise le psychisme. L’exercice de la sexualité n’en est qu’un aspect. Vu comme une entité, le sexuel subsume un jeu de forces paradoxales : libido, pulsions mais aussi les formes prises par ces forces, le narcissisme par exemple. Il s’agit « d’un principe évolutif qui s’oppose tant à la reproduction à l’identique qu’à la mort ». Principe qui réunit mais également sépare, « troisième terme qui dépasse l’opposition vie/mort »… Paradoxe du sexuel donc, qui ne peut se ranger sous la seule bannière d’Éros. Jean-Louis Baldacci resitue la notion de sexualité infantile, reprend de façon féconde l’opposition sexualisation/désexualisation. Ainsi, au cœur du livre, ce destin essentiel du « sexuel » qu’est la sublimation apparaît, non pas seulement comme un usage des pulsions, mais comme un mouvement organisateur du psychisme « dès le début » et du développement du processus analytique lui-même. Des exemples cliniques, dont l’un est exposé dans ses différents temps, détours et nuances, viennent illustrer cette place particulière de la sublimation, mais aussi l’expérience irremplaçable qu’offre à quelqu’un une psychanalyse « classique ». La pensée clinique singulière de Jean-Louis Baldacci nous conduit à « dépasser les bornes » du conformisme théorique et renouvelle notre appréhension de questions cruciales telles que la transitionnalité, le narcissisme, le transfert sur la parole et le contre-transfert.