– 68 –

Celui qui excelle à commander une armée n’a pas une ardeur belliqueuse.
Celui qui excelle à combattre ne se laisse pas aller à la colère.
Celui qui excelle à vaincre ne lutte pas.
Celui qui excelle à emporter les hommes se met au-dessous d’eux.
C’est là ce qu’on appelle posséder la vertu qui consiste à ne point lutter.
C’est ce qu’on appelle savoir se servir des forces des hommes.
C’est ce qu’on appelle s’unir au ciel.
Telle était la science sublime des Anciens.

Je répète, donc je suis ! Notre vie bat au rythme de la répétition que l’inconscient nous impose. La répétition est positive quand elle nous permet d’apprendre, de créer et de nous affirmer toujours davantage. Mais la répétition peut aussi se révéler pathologique quand elle nous fait rejouer à notre insu les traumatismes de l’enfance, multiplier les ruptures amoureuses, souffrir de troubles obsessionnels compulsifs, dépendre d’une drogue, du jeu ou du sexe, ou échouer de façon répétée devant les mêmes épreuves.

Aussi dirons-nous que l’inconscient est tantôt une force de vie qui nous pousse à répéter les mêmes comportements heureux, tantôt une force de mort qui nous pousse à répéter compulsivement les mêmes comportements d’échecs.

Pierre Soulages, 99 ans ce lundi : « C’est la peinture qui me maintient en forme »

L’artiste, né à Rodez en 1919, fête aujourd’hui ses 99 ans mais il ne se laisse pas troubler par les anniversaires. Dans un long entretien, il confie des souvenirs d’enfance à Rodez, des souvenirs d’atelier, de fréquentations politiques…

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https://www.midilibre.fr/2018/12/24/pierre-soulages-99-ans-ce-lundi-cest-la-peinture-qui-me-maintient-en-forme,5993793.php

À paraître en janvier 2019

Le concept de transformation est omniprésent dans la psychanalyse, bien qu’il soit rarement utilisé d’une manière spécifique. C’est seulement avec Bion qu’il prend une signification particulière, c’est-à-dire qu’il devient un concept absolument central, définissant une nouvelle théorie et une nouvelle technique pour la psychanalyse. Au départ, Bion ne fait que proposer une théorie de l’observation en psychanalyse plus efficace et susceptible d’augmenter le niveau formel des concepts psychanalytiques. Mais bien vite, il en arrive à la définition d’un nouveau paradigme. Contrairement au paradigme classique, ce dernier peut être défini comme esthétique ou intersubjectif. La relation mère enfant est le modèle central de ce nouveau paradigme. Et la transformation est un outil des plus précieux (« clarificateur [illuminating] ») pour saisir l’évolution de l’expérience émotionnelle de la séance. Le concept de transformation permet de rendre l’analyste plus réceptif au discours inconscient et au spectre des manifestations oniriques en séance : rêverie, transformation en rêve, transformation en hallucinose, flash onirique, rêverie « somatique », etc. C’est cela qu’il s’agit d’analyser dans ce numéro issu des communications du 78e Congrès des psychanalystes de langue française.

– 67 –

Dans le monde tous me disent éminent, mais je ressemble à un homme borné.
C’est uniquement parce que je suis éminent, que je ressemble à un homme borné.
Quand à (ceux qu’on appelle) éclairés, il y a longtemps que leur médiocrité est connue !
Je possède trois choses précieuses : je les tiens et les conserve comme un trésor.
La première s’appelle l’affection ; la seconde s’appelle l’économie ; la troisième s’appelle l’humilité, qui m’empêche de vouloir être le premier de l’empire.
J’ai de l’affection, c’est pourquoi je puis être courageux.
J’ai de l’économie, c’est pourquoi je puis faire de grandes dépenses.
Je n’ose être le premier de l’empire, c’est pourquoi je puis devenir le chef de tous les hommes.
Mais aujourd’hui on laisse l’affection pour s’abandonner au courage ; on laisse l’économie pour se livrer à de grandes dépenses ; on laisse le dernier rang pour rechercher le premier :
Voilà qui conduit à la mort.
Si l’on combat avec un cœur rempli d’affection, on remporte la victoire ; si l’on défend (une ville), elle est inexpugnable.
Quand le ciel veut sauver un homme, il lui donne l’affection pour le protéger.

– 66 –

Pourquoi les fleuves et les mers peuvent-ils être les rois de toutes les eaux ?
Parce qu’il savent se tenir au dessous d’elles.
C’est pour cela qu’ils peuvent être les rois de toutes les eaux.
Aussi lorsque le Saint désire d’être au-dessus du peuple, il faut que, par ses paroles, il se mette au-dessous de lui.
Lorsqu’il désire d’être placé en avant du peuple, il faut que, de sa personne, il se mette après lui.
De là vient que le Saint est placé au-dessus de tous et il n’est point à charge au peuple ; il est placé en avant de tous et le peuple n’en souffre pas.
Aussi tout l’empire aime à le servir et ne s’en lasse point.
Comme il ne dispute pas (le premier rang), il n’y a personne dans l’empire qui puisse le lui disputer.

À paraître en janvier 2019

L’objectif de ce numéro 235 est d’évoquer -sans prétention exhaustive-, les apports conséquents de plusieurs grands psychanalystes britanniques, pour l’ensemble du corpus clinique et théorique de la psychanalyse. Malgré une diffusion parfois sélective et plus tardive en France qu’en d’autres pays européens et d’Amérique du Sud-, ces apports nourrissent désormais la pratique, et témoignent de la richesse de leurs avancées et perspectives permettant une approche de plus en plus subtile de l’évolution intra et intersubjective de nos psychismes.

– 65 –

Dans l’Antiquité, ceux qui excellaient à pratiquer le Tao ne l’employaient point à éclairer le peuple ; ils l’employaient à le rendre simple et ignorant.
Le peuple est difficile à gouverner parce qu’il a trop de prudence.
Celui qui se sert de la prudence pour gouverner le royaume est le fléau du royaume.
Celui qui ne se sert pas de la prudence pour gouverner le royaume fait le bonheur du royaume.
Lorsqu’on connaît ces deux choses, on est le modèle (de l’empire).
Savoir être le modèle (de l’empire), c’est être doué d’une vertu céleste.
Cette vertu céleste est profonde, immense, opposée aux créatures.
Par elle on parvient à procurer une paix générale.

André Comte-Sponville et François Jullien, sous la médiation de Françoise Dastur, confrontent la vision occidentale du bonheur avec celle de la pensée chinoise : d’une part, une culture chrétienne marquée par le dolorisme et la culpabilité et d’autre part une philosophie chinoise qui se dispense de l’idée du bonheur, au profit d’une autre préoccupation, celle de nourrir sa vie.
Entre la vision occidentale du bonheur comme but de la vie humaine et, en miroir, celle de la pensée chinoise d’un “vivre à propos”, il est intéressant de se demander si c’est bien la quête du bonheur qui doit véritablement gouverner la vie des êtres humains.
Cette rencontre, organisée par François Lapérou, pour Arte-Filosofia, nous fait découvrir que l’aspiration au bonheur, prétendument universelle, est en réalité un produit de l’histoire et de la culture.

Claude Colombini-Frémeaux

– 64 –

Ce qui est calme est aisé à maintenir ; ce qui n’a pas encore paru est aisé à prévenir ; ce qui est faible est aisé à briser ; ce qui est menu est aisé à disperser.
Arrêtez le mal avant qu’il n’existe ; calmez le désordre avant qu’il n’éclate.
Un arbre d’une grand circonférence est né d’une racine aussi déliée qu’un cheveu ; une tour de neuf étages est sortie d’une poignée de terre ; un voyage de mille lis à commencé par un pas !
Celui qui agit échoue, celui qui s’attache à une chose la perd.
De là vient que le Saint n’agit pas, c’est pourquoi il n’échoue point.
Il ne s’attache à rien, c’est pourquoi il ne perd point.
Lorsque le peuple fait une chose, il échoue toujours au moment de réussir.
Soyez attentif à la fin comme au commencement, et alors vous n’échouerez jamais.
De là vient que le Saint fait consister ses désirs dans l’absence de tout désir. Il n’estime point les biens d’une acquisition difficile.
Il fait consister son étude dans l’absence de toute étude, et se préserve des fautes des autres hommes.
Il n’ose pas agir afin d’aider tous les êtres à suivre leur nature.

Photos : Mona Kuhn explore la présence humaine

Mona Kuhn, fantastique photographe brésilienne d’origine allemande vivant aux Etats-Unis, ne voulait plus faire de nus. Une maison dans le désert, à Joshua Tree, a réactivé cette envie. « She Disappeared into Complete Silence » est peut-être son plus beau livre.

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https://www.grazia.fr/culture/arts-architecture/photos-mona-kuhn-explore-la-presence-humaine-910128

– 63 –

(Le sage) pratique le non-agir, il s’occupe de la non-occupation, et savoure ce qui est sans saveur.
Les choses grandes ou petites, nombreuses ou rares, (sont égales à ses yeux).
Il venge ses injures par des bienfaits.
Il commence par des choses aisées, lorsqu’il en médite de difficiles ; par de petites choses, lorsqu’il en projette de grandes.
Les choses les plus difficiles du monde ont nécessairement commencé par être aisées.
Les choses les plus grandes du monde ont nécessairement commencé par être petites.
De là vient que, jusqu’à la fin, le Saint ne cherche point à faire de grandes choses ; c’est pourquoi il peut accomplir de grandes choses.
Celui qui promet à la légère tient rarement sa parole.
Celui qui trouve beaucoup de choses faciles éprouve nécessairement de grand difficultés.
De là vient que le Saint trouve tout difficile ; c’est pourquoi, jusqu’au terme de sa vie, il n’éprouve nulles difficultés.

Ces textes, jusqu’alors inédits, retranscrivent les derniers séminaires donnés par W. R. Bion dans la clinique Tavistock, à Londres, entre 1976 et 1979. En laissant une large part au dialogue, le psychanalyste souligne l’importance de l’observation et de la présence “tierce” en cours de séance, explore le rêve et la conception psychanalytique du temps, aborde le rapport entre l’art et la psychanalyse. L’ouvrage inclut en outre un entretien de Bion avec Anthony G. Bannet, réalisé en 1976.

– 62 –

Le Tao est l’asile de tous les êtres ; c’est le trésor de l’homme vertueux et l’appui du méchant.
Les paroles excellentes peuvent faire notre richesse, les actions honorables peuvent nous élever au-dessus des autres.
Si un homme n’est pas vertueux, pourrait-on le repousser avec mépris ?
C’est pour cela qu’on avait établi un empereur et institué trois ministres.
Il est beau de tenir devant soi une tablette de jade, ou d’être monté sur un quadrige ; mais il vaut mieux rester assis pour avancer dans le Tao. Pourquoi les anciens estimaient-ils le Tao ? N’est-ce pas parce qu’on le trouve naturellement sans le chercher tout le jour ? N’est-ce pas parce que les coupables obtiennent par lui la liberté et la vie ?
C’est pourquoi (le Tao) est l’être le plus estimable du monde.

Qu’est-ce que la philosophie antique ?
À cette question, la tradition universitaire répond par une histoire des doctrines et des systèmes – réponse d’ailleurs très tôt induite par la volonté du christianisme de s’arroger la sagesse comme l’ascèse.
À cette question, Pierre Hadot apporte une réponse tout à fait nouvelle : depuis Socrate et Platon, peut-être même depuis les présocratiques, jusqu’au début du christianisme, la philosophie procède toujours d’un choix initial pour un mode de vie, d’une vision globale de l’univers, d’une décision volontaire de vivre le monde avec d’autres, en communauté ou en école. De cette conversion de l’individu découle le discours philosophique qui dira l’option d’existence comme la représentation du monde.
La philosophie antique n’est donc pas un système, elle est un exercice préparatoire à la sagesse, elle est un exercice spirituel.

Le traumatisme s’inscrit, dans la théorie et la pratique psychanalytiques, dans une perspective bipolaire : source classique de désorganisation, il peut aussi avoir des effets positifs pour la psyché. C’est à l’élucidation de cette double perspective que se consacrent les différentes contributions. Le rappel des divergences entre Freud et Ferenczi ouvre sur l’opposition : impact du fantasme ou réalité du traumatisme sexuel ? En privilégiant le traumatisme précoce ne court-on pas le risque d’escamoter l’importance de la conflictualité intra-psychique ? N’est-ce pas la mauvaise qualité de l’environnement primaire qui confère leur caractère désorganisateur aux expériences de perte que l’enfant vit au cours de son premier développement ? Pourtant, ces traumatismes peuvent contribuer au déploiement de la dimension structurante des fantasmes originaires. Dans les traumatismes collectifs, la cruelle expérience des héritiers des génocides confirme aussi une grande inégalité de l’intégration de la souffrance. Comment les effets désintégrateurs peuvent-ils être  » rattrapés  » ? Dans cette clinique du traumatisme, entre désorganisation et réorganisation, l’aptitude du psychisme à faire émerger du nouveau sera dévoilée dans sa complexité créatrice.

Le plus ancien traité divinatoire de l’humanité, le grand livre de la sagesse chinoise depuis deux millénaires, accompagné d’un guide de consultation.

Parce qu’il associe l’homme à la formation de son destin, le Yi King est à la fois livre de sagesse et recueil divinatoire. Sa fréquentation permet d’apprendre à lire l’ordre de l’univers, d’apprivoiser le hasard et d’épouser l’harmonie du monde. Epouser l’harmonie du monde pour établir l’harmonie en soi.

Œuvre d’une absolue singularité, le Yi King délivre son message à travers 64 figures ou hexagrammes. Ces signes d’avant l’écriture symbolisent les lois de la vie ou du changement, les énergies opérant en toute situation. En offrant la connaissance de ces lois, ce livre rend l’homme apte à pressentir les déroulements prochains et à déterminer une juste conduite. L’homme devient ainsi son propre devin et l’artisan de son destin.

Ouvrir ce livre, c’est ouvrir le monde.

À la fin du premier semestre 1982, Michel Foucault prononce à l’Université Victoria de Toronto un cycle de conférences intitulé Dire vrai sur soi-même. Le thème de ces conférences, s’inscrivant dans le cadre du projet d’une généalogie du sujet occidental moderne, est la formation historique de l’herméneutique de soi. Après avoir analysé le type très particulier de connaissance de soi et de rapport à soi qui caractérise l’askêsis gréco-romaine, où il s’agit pour le sujet d’établir avec lui-même une relation de possession et de souveraineté, Foucault étudie le renversement qui conduit, aux premiers siècles du christianisme, et tout particulièrement dans les communautés monastiques, à la naissance d’une herméneutique de soi conçue comme l’exploration et le déchiffrement par le sujet de sa propre intériorité. Pour définir ce renversement, Foucault introduit ici une distinction inédite entre deux formes d’ascèse, l’une tournée vers la vérité, l’autre tournée vers la réalité. Parallèlement aux conférences, Foucault conduit à Toronto un séminaire consacré à l’étude détaillée de textes des auteurs anciens sur lesquels s’appuient ses analyses de la culture de soi antique. Il y présente également une esquisse des différentes significations de la notion de parrêsia dans l’Antiquité, qui allait devenir le thème principal de ses derniers travaux.

La relation qui unissait Freud et Ferenczi est l’un des chapitres les plus passionnants de l’histoire de la psychanalyse. Taraudé par la question du désir à l’œuvre dans chaque analyse, il a fait émerger des concepts cliniques majeurs : le trauma, la confusion des langues, l’enfant dans l’adulte, la thérapie active… Jamais satisfait de la technique analytique, il a toujours cherché à mieux pénétrer les mécanismes du transfert, y compris dans le travail avec les psychotiques. Ses recherches ont laissé de nombreux points aveugles mais aussi des avancées décisives que Lacan a pu continuer à penser et remettre en jeu. C’est donc forts de l’apport lacanien, que les auteurs du présent ouvrage ont souhaité éclairer l’œuvre fondamentale et actuelle de Ferenczi.

Collège International des Thérapeutes

LES DIX « ORIENTATIONS »

Jean Yves Leloup a donné aux Membres du Collège 10 orientations. Elles ne sont pas une règle qui impose ou qui oblige. Elles sont un rappel, une exigence qui inspire et qui oriente.

1 Anthropologie :

Reconnaître, respecter et en prendre soin de l’être dans son entièreté physique, psychique et spirituelle : soma-psyché-noos-pneuma.

Voir les équivalences dans les anthropologies traditionnelles :

Inde, Tibet, etc.

Cette anthropologie est également une cosmologie : elle n’envisage pas l’Homme comme séparé de l’Univers (d’où l’importance du soin accordé à l’environnement).

Elle est encore une ontologie : elle n’envisage pas l’Homme comme séparé d’une Origine, qui sans cesse lui manque et qui sans cesse le fonde.

2 Ethique :

Prendre soin de l’Etre en soi-même : l’accueillir, le contempler, l’incarner, le communiquer…

Prendre soin de l’Etre chez les autres : l’accueillir, le respecter, l’écouter (et si cela est nécessaire l’orienter, l’aider à guérir, l’épanouir)

Vire autant que possible, dans la simplicité et la beauté (nourriture, vêtement, habitation…) et demeurer libre à l’égard de l’accumulation des avoirs, des savoirs et des pouvoirs qui peuvent éloigner de l’Etre.

3 Silence :

Vivre chaque jour un temps de silence (d’environ 1 heure)

selon les pratiques propres à chaque Thérapeute.

4 Etude :

Vivre chaque jour un temps d’étude (d’environ 1 heure) des textes, écrits, « informations » nécessaires à l’édification et au ressourcement du Thérapeute.

5 Gratuité :

Donner un temps de « soin » gratuit et de disponibilité par jour

Selon la compétence particulière du Thérapeute.

6 Ressourcement :

Prendre chaque année une semaine de silence et une semaine d’étude, pour se « recentrer » et vérifier ses présupposés anthropologiques.

7 Reconnaissance :

Se placer dans l’écoute attentive et bienveillante d’un Thérapeute Accompagnant qui aura à valider chaque annéel’appartenance au Collège des Thérapeutes et à reconnaître la fidélité du Thérapeute à ses propres engagements, c’est-à-dire aux dix Orientations majeures.

8 Anamnèse :

Tenir un carnet d’anamnèse où seront consignés rêves et songes signifiants, ainsi que les évènements qui témoignent de la présence de l’Etre dans une vie.

(Ce carnet demeure la propriété de chaque Thérapeute.

9 Rappel :

Vivre si possible toutes les heures une minute de « Rappel » de mon être, à l’Etre qui l’informe, de mon souffle, au Souffle qui l’inspire.

Cet instant de « Rappel » peut se vivre à travers une invocation, une respiration ou simplement une attention sensorielle ou affective à la Présence de l’Etre dans le corps que nous sommes.

10 Fraternité :

Les Thérapeutes, dispersés à travers le monde, forment un réseau fraternel. L’hospitalité réciproque est un bonheur dont ils ne se priveront pas. Faisant mémoire de leurs engagements communs, ils partageront volontiers leur temps d’étude et de silence.

Télécharger :

CIT 10 orientations

http://www.college-international-des-therapeutes.eu/

– 61 –

Un grand royaume (doit s’abaisser comme) les fleuves et les mers, où se réunissent (toutes les eaux de) l’empire.
Dans le monde, tel est le rôle de la femelle. En restant en repos, elle triomphe constamment du mâle. Ce repos est une sorte d’abaissement.
C’est pourquoi, si un grand royaume s’abaisse devant les petits royaumes, il gagnera les petits royaumes.
Si les petits royaumes s’abaissent devant un grand royaume, ils gagneront le grand royaume.
C’est pourquoi les uns s’abaissent pour recevoir, les autres s’abaissent pour être reçus.
Ce que désire uniquement un grand royaume, c’est de réunir et de gouverner les autres hommes.
Ce que désire uniquement un petit royaume, c’est d’être admis à servir les autres hommes.
Alors tous deux obtiennent ce qu’ils désiraient.
Mais les grands doivent s’abaisser !